Dis, C'est quoi la vie ? Déjà c'est naitre puis se faire offrir des tonnes de cadeaux inutiles, de jouets et d'ours en peluches moches avec quoi on ne jouera jamais mais qu'on exposera tout de même dans sa chambre sur le haut d'une armoire jusqu'à nos 12 ans. Mais je n'en suis pas encore là. On pleure, on pisse, on chie. Jusqu'à deux ans c'est notre vie. Jusqu'à 10 ans on fait rien d'extraordinaire, on s'emmerde même. On apprend à écrire, à compter, on se fait engueuler, on va à quelques goûter et on a deux ou trois amoureux(se) mais rien de bien sérieux. C'est alors qu'il est en temps d'aller à « l'école des grands » : le collège. Pendant un ou deux ans on se fait martyriser par les plus grands. Et puis en quatrième, on se sent bien, on se sent frais. Bah ouais, l'année prochaine c'est nous les boss, c'est nous les grands, c'est nous les méchants! On commence à connaître les "soirées" mais ce n'est encore rien. On cache la bouteille de vodka pour pas que quand papa passe voir si tout va bien, il ne nous l'éclate pas sur la tête. On fait nos rebelles, on ne travaille pas à l'école. Pour les filles c'est pour faire comme Lola dans LOL. On a des rêves merdiques genre devenir la petite amie d'un rockeur/mannequin. Heureusement pour nous, cette année nous fait grandir et du jour au lendemain le phénomène se produit. Alors tout de suite, on devient moins neuneu. On arrête d'aduler n'importe qui et de vouloir faire n'importe quoi. De toute façons on n'a plus le choix, maintenant qu'on est en troisième va falloir redoubler d'effort pour passer en 2nd parce qu'on se rend enfin compte que si on veut pas finir caissière à Jennyfer va falloir bosser un minimum. Alors on rentre au lycée, toute suite on sent que c'est plus cool. Des tas de nouvelles sensations! On s'apprend même une nouvelle personnalité. On connait l'alcool, le sexe, la drogue, la musique, l'amour ... le véritable amour, l'amitié, la trahison, la tristesse, la solitude ... On apprend bien plus avec ses potes qu'avec ses profs. Même si ce ne sont pas toutes de nouvelles sensations, elles sont tout de même plus intenses. On est en conflit permanent avec nos parents jusqu'à 19 ans, on ne veut pas d'enfants : on est adolescents. Un jour, on sort du lycée les souvenirs pleins la tête, les bobos au c½ur. Décidément, on n'oubliera jamais. N'empêche qu'à trop vouloir faire les fous on sort avec un Bac, certes, mais aucune idée pour l'avenir. On prend donc une année sabbatique. On profite de cette année pour se faire tatouer, sauter à l'élastique, voyager et faire tout ce dont on rêve pour ne jamais rien regretter. On réfléchie tout de même à ce qu'on veut faire. On galère pendant un an pour finalement aller dans une faculté sans vraiment d'idée. On est un peu "touche à tout" .. Puis on finit journaliste. Notre patron est un double.. non : triple con. On n'est pas très sympa quand même. Jusqu'à nos 30 ans on arrive tous les matins en retard faute d'avoir fêter toute la nuit. Et cet idiot prend un malin plaisir à nous faire galérer pendant tant d'années qu'on finit par abandonner. On change 3 fois de magazine pour prendre notre retraite à 60 ans. En parallèle on rencontre l'amour de notre vie, journaliste lui aussi. On lui fait 3 enfants dont 2 sont des ratés scolraiement parlant. Ils ont pris ça d'on ne sait quel parent! On le trompe une fois, lui(elle) deux. A bout de force, et au bout de 15 ans de vie commune on divorce. Les enfants vont chez l'un/ chez l'autre ... ils passent leurs vie entre deux parents pas fichu de prendre des décisions correct ensemble. On les regarde grandir puis en même temps on vieillit. On apprend qu'un de nos enfants, le plus jeune, est gay. On accepte, on l'aime pour ce qu'il est. Ils nous donnent de magnifiques petits enfants qu'on aime tellement ... Au bout d'un certain temps, on finit un peu gaga alors ils nous placent. On est seul(e), on se sent abandonné(e) Un beau jour on meurt sur notre lit aux côtés de notre cher ami Louis qu'on aura connu ici et qui nous aura épaulé depuis notre arrivé. Avant de mourir, on aura penser à notre vie, à tous les rêves qu'on aura accomplis. Et malgré notre visage affreusement pâle on pourra y voir un petit Osourire qui voudra simplement
dire qu'on aura été heureux.
C'est quand le Bonheur?